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miércoles, 25 de diciembre de 2013

Discours de Noël de Son Altesse Royale le Grand-Duc de Luxembourg

Le 24 décembre 2013 (traduction en FR.)

http://tele.rtl.lu/emissiounen/de-journal/3005211.html
Chers concitoyens,
Comme le veut la tradition, je voudrais, en cette veille de Noël, partager avec vous quelques réflexions en jetant un regard rétrospectif sur les événements les plus marquants de l’année écoulée. En passant en revue les mois écoulés, nous nous rendons compte que 2013 était, à l’étranger comme chez nous, une année marquée par des événements extraordinaires. 
Je voudrais tout d’abord évoquer ces faits du passé dont l’examen a entraîné une regrettable perte de confiance dans la politique et les institutions. Il s’en est suivi la nécessité de dissoudre la Chambre des Députés et d’organiser de nouvelles élections. 
Ces élections ont conduit à la formation d’une nouvelle majorité qui se reflète dans la composition tant de la Chambre des Députés que du Gouvernement. Entre-temps, la Chambre et le Gouvernement se sont constitués et leurs membres ont prêté serment. Les deux institutions ont ainsi la possibilité, six mois avant la fin de la législature ordinaire, de donner une nouvelle orientation à la politique afin d’apporter des réponses aux défis énormes que connaît notre pays. Dans cet esprit, souhaitons à leurs membres qu’ils aient la main heureuse dans l’exercice de leurs importantes fonctions.  
Le travail accompli par le Gouvernement précédent mérite lui aussi notre respect. Je voudrais notamment remercier Monsieur Juncker pour les services qu’il a rendus pendant de longues années au Luxembourg et à l’Europe.  
Toutefois, je m’en voudrais de ne pas mentionner l’engagement politique extraordinaire qui a marqué ces élections. Jamais on n’a compté autant de candidatures. Cet engagement prouve que notre société est une société vivante et qu’un grand nombre de concitoyens sont prêts à s’engager pour le bien commun. Je tiens à les remercier tous très vivement de leur engagement, y compris ceux qui n’ont pas obtenu de mandat politique.
Chers concitoyens,
Comme les années précédentes, je me dois d’aborder la situation financière et économique difficile de l’Europe et du Luxembourg. Si certains indices laissent à penser que l’activité économique pourrait connaître une reprise l’année prochaine, le contexte social et financier dans lequel évolue notre pays reste néanmoins marqué par les conséquences de la crise mondiale. Jamais on n’a compté autant de personnes sans emploi dans notre pays. Beaucoup sont des salariés d’un certain âge qui ont perdu leur emploi et pour qui il est très difficile de se positionner sur le marché du travail. 
Cependant, il faut aussi aider les jeunes. Beaucoup d’entre eux aimeraient prendre leur vie en mains, mais sans emploi, leurs projets personnels, familiaux et professionnels ne sont que difficilement réalisables, voire impossibles à réaliser. Certes, le contexte économique difficile dont je viens de parler y est pour quelque chose. Toutefois, cette situation s’explique aussi par une prise de conscience insuffisante du fait que les personnes et notamment les jeunes à la recherche d’un emploi et ne disposant pas d’une formation solide auront de plus en plus de mal à trouver un emploi. 
La mutation de notre économie et le caractère toujours plus élaboré d’une société basée sur les services mettent en évidence la nécessité d’offrir à notre jeunesse la meilleure éducation possible et de la compléter plus tard par un recours ciblé à la formation professionnelle continue.   Aussi est-il extrêmement important que leur famille, l’école et l’ensemble de leur milieu social préparent les jeunes à la place qu’ils occuperont dans la société et dans la vie professionnelle. Il importe notamment de combattre les clichés et idées reçues concernant certains métiers. L’orientation ne doit plus reposer sur une image sociale terne attachée à tort à beaucoup de métiers manuels par exemple. Seule une orientation adéquate − basée sur les ambitions et les talents des jeunes − permet à la formation d’être vraiment utile aux jeunes, de faire plaisir à chacun d’eux et d’aider la société tout entière à avancer.
Chers concitoyens,
Sur le plan international, je voudrais souligner le rôle important que le Luxembourg assume depuis ce printemps au sein de l’ONU. Nous pouvons être fiers du mandat de membre du Conseil de sécurité qui revient au Luxembourg pour une durée de deux ans. Constituant non seulement un succès diplomatique, ce mandat témoigne aussi du formidable engagement en faveur du maintien de la paix dans le monde dont fait preuve notre pays.
Cet engagement s’inscrit dans la continuité logique des efforts de maintien de la paix que fournit notre pays sous l’autorité de l’ONU en mettant à sa disposition des soldats et policiers luxembourgeois. De même, l’accueil au Luxembourg de réfugiés syriens s’inscrit dans cet engagement humanitaire. La nécessité d’une telle aide apparaît clairement au vu de l’immense désespoir de tant de personnes fuyant devant un régime ou une guerre.
À l’occasion de la visite d’État en Turquie, la Grande-Duchesse et notre ministre des Affaires étrangères ont pu se faire une idée de l’ampleur de la catastrophe humanitaire déclenchée par le conflit syrien. Dans ce contexte, nous tous, nous pouvons être fiers à juste titre de l’importante aide matérielle et personnelle fournie par notre pays en matière de coopération au développement.
Cependant, ma reconnaissance ne vise pas seulement l’engagement sur le plan international. Bien au contraire: je tiens expressément à rendre hommage aux mérites des membres de notre société qui se mettent aussi chez nous au service de concitoyens traversant des situations difficiles. Ainsi, il faut notamment continuer à lutter contre la pauvreté. Notre solidarité est plus importante que jamais.
En cette veille de Noël, nos pensées vont spécialement aux membres malades de notre société, à qui nous souhaitons beaucoup de courage et de confiance pour affronter l’avenir.
Chers concitoyens, 
Personnellement, c’est avec beaucoup de joie que la Grande-Duchesse et moi-même nous souvenons du mariage du Prince Félix et de la Princesse Claire. Je voudrais profiter de cette occasion pour remercier les nombreuses personnes qui ont suivi cette belle fête, pour le grand intérêt qu’elles y ont porté. Les nombreux témoignages de sympathie nous ont beaucoup touchés. 
Chers concitoyens, 
Avec la Grande-Duchesse, mon père, le Grand-Duc Jean, le Prince Guillaume et la Princesse Stéphanie et toute la famille, je vous souhaite à vous tous une bonne fête de Noël et une heureuse année 2014. Je voudrais aussi m’adresser aux ressortissants de la communauté internationale au Luxembourg et leur souhaiter un Joyeux Noël et une très bonne Nouvelle Année.

Discurso de Navidad de S.M. el Rey de los Países Bajos 2013

Kersttoespraak 2013

25 december 2013
In de gejaagdheid van het dagelijks leven, vaak gericht op het hier en nu, is Kerstmis een rustpunt; een moment voor bezinning op ons bestaan en op onze relatie met anderen, dichtbij en verder weg.
Juist met Kerst, toch het feest van het licht, worden we herinnerd aan persoonlijk verlies en verdriet. Wie een dierbare heeft verloren, voelt in deze dagen de pijn extra scherp.
Het besef opgenomen te zijn in een groter verband van familie en vrienden, kan troost en kracht geven. Hun steun, vaak in stilte en op de achtergrond, stemt tot dankbaarheid.
Zo ook stonden Prinses Margriet en Mr. Pieter van Vollenhoven mijn moeder gedurende drieëndertig  jaar bij. Mijn oom en tante hebben zich naast hun eigen werkzaamheden met verve ingezet ten dienste van haar Koningschap, in lichte en donkere perioden. Zij verdienen een bijzonder woord van dank.
In het jaar dat achter ons ligt, is een sterk beroep gedaan op de veerkracht en het doorzettingsvermogen van grote groepen Nederlanders. Veel mensen maken zich zorgen over hun werk en hun inkomen. Zij voelen zich afhankelijk van maatschappelijke krachten waarop zij geen greep hebben.
Wie zijn baan of bedrijf verliest, geen baan kan vinden of niet meer kan werken, raakt meer kwijt dan alleen financiële zekerheid. Ons werk maakt ook deel uit van wie we zijn. Het bepaalt mede het beeld dat mensen van zichzelf en van hun plaats in de samenleving en de wereld hebben. Werk hebben heeft invloed op de sociale contacten en het gevoel te worden gewaardeerd. De behoefte aan erkenning en begrip verbindt ons mensen, niet alleen met Kerst, maar het hele jaar door.
Wezenlijk in ons leven zijn onze relaties met anderen, in de eerste plaats de mensen dichtbij: de leden van het gezin, de familie, vrienden en collega's  op het werk. "Mensen zijn mensen door andere mensen", luidt een Afrikaans spreekwoord. Vanuit die beleving zoeken velen met Kerst het gezelschap van degenen die hun lief zijn. Maar die mogelijkheid is er niet voor iedereen.
Honderdduizenden Nederlanders zijn vandaagnietthuis om het feest mee te vieren. Zij dienen de publieke zaak, in ziekenhuizen en instellingen, bij nutsbedrijven, in vervoer en transport, bij de politie, of verder weg, op zee of in verre landen, werkend aan vrede en veiligheid. Zij allen verdienen onze steun.
Honderdduizenden Nederlanders brengen Kerstmis alleen door. Dat kan heel goed een positieve, eigen keuze zijn. 'Alleen' is immers niet hetzelfde als 'eenzaam'. Voor velen is de afzondering echternietvrijwillig. Hetzij omdat ze geen directe verwanten meer hebben. Hetzij omdat contacten zijn weggevallen. Zij zijn op zichzelf teruggeworpen en wachten vaak op een uitgestoken hand of een luisterend oor.
Hoezeer mensen ook in een isolement kunnen leven, diep van binnen blijft de hoop op waardering en contact levend. Die hoop dooft nooit. 
Kerstmis is het feest van de verwachting van 'vrede op aarde, in de mensen een welbehagen'.
Het zingen van die regels als uiting van een persoonlijk geloof, kan tegelijkertijd een gevoel van ongemak geven.
De wereld is zo groot.
De problemen zijn zo wijdvertakt.
Belangen zijn zo tegengesteld. En het leed dat mensen treft is vaak huiveringwekkend. Natuurgeweld slaat gemeenschappen uiteen. We zien beelden van mensen in geïmproviseerde opvangkampen, op de vlucht voor honger en terreur. We horen woorden van haat die van generatie op generatie worden doorgegeven, waardoor verzoenende geluiden van goedwillenden geen kans lijken te krijgen. 
Het grote geheel lijkt zich aan onze invloed te onttrekken.
Dat kan een gevoel van machteloosheid oproepen.

En toch…
En toch is 'Vrede op aarde' meer dan een onbereikbaar ideaal. Meer dan een ster aan de hemel.

Vrede op aarde begint heel dichtbij. Thuis. In de straat. In de buurt. Op de club. In eigen dorp of stad.
Ieder kan - op zijn of haar eigen manier - aan die vrede bijdragen door verbindingen te zoeken. Dat vraagt soms een beetje moed en zelfoverwinning. Soms moet weerstand worden overwonnen. Maar het overwinnen van weerstanden geeft meer voldoening dan willoos en doelloos meedrijven met de stroom.
Het afgelopen jaar, maar ook in de jaren daarvoor, hebben mijn vrouw en ik het voorrecht gehad veel mensen te ontmoeten die daadwerkelijk de verbinding zoeken met anderen. Mantelzorgers en vrijwilligers. Gastouders die hun huis openstellen voor kinderen die in de knel zitten. Buddy's die zich bekommeren om mensen met een ernstige ziekte. Innovatieve ondernemers die een sterke maatschappelijke verantwoordelijkheid voelen en daarnaar handelen. Buurtbewoners die niet afwachten, maar samen naar oplossingen zoeken bij het verbeteren van hun woonomgeving. En ook: artsen, hulpverleners, ontwikkelingswerkers en militairen die ver van huis, onder de zwaarste omstandigheden, concreet trachten het leed van anderen enigszins te verzachten.
Zij allen zoeken de verbinding, vanuit hun persoonlijke overtuiging dat een betere toekomst mogelijk is.
Daarin ligt voor veel mensen de inspiratie van het Kerstverhaal, dat van generatie op generatie wordt doorverteld. Met het Kind in de kribbe herleeft de hoop op een nieuw begin. De tijding van Kerstmis is een boodschap van hoop en van licht in de donkerste dagen: het leven doet ertoe; wij samen doen ertoe. Onafhankelijk van geloof of levensovertuiging voelen mensen zich door die boodschap aangesproken.
Door verbindingen aan te gaan kunnen mensen samen een kracht ontwikkelen die bergen kan verzetten. Iets van die gezamenlijke kracht werd voelbaar op 30 april van dit jaar. Voor velen, en ook voor mij, was dat een onvergetelijke ervaring. In die geest mogen we het jaar dat voor ons ligt met vertrouwen tegemoet zien. Er is veel en mooi werk te doen. 
Ik wens u allen - waar u zich ook bevindt en hoe uw persoonlijke omstandigheden ook zijn - een gezegend Kerstfeest.

domingo, 25 de diciembre de 2011

Mensaje de Navidad de Su Majestad el Rey

   

Buenas noches. 

En Nochebuena, como cada año, me dirijo a todos vosotros para transmitiros mis mejores deseos de paz y felicidad.

Al término de este año difícil y complicado para todos, quiero hablaros con sinceridad y realismo, sin rehuir los problemas que nos aquejan como sociedad.

Quiero hacerlo con la confianza y el optimismo que me inspiran las virtudes del pueblo español, al que quiero con todo mi corazón y al que a lo largo de estos treinta y seis años de reinado he aprendido a conocer a fondo y a admirar con orgullo.

Llevamos varios años sumidos en una severa crisis económica y financiera cuyas causas complejas no son siempre fáciles de entender, pero cuyos efectos negativos son para todos evidentes. Para muchos, tristemente demasiado evidentes por su dureza.

Es una crisis que está llamada seguramente a modificar hábitos y comportamientos económicos y sociales.

Si España ha alcanzado en los últimos decenios las más altas cotas de progreso y bienestar de su historia, ahora hemos de saber reconocer con humildad cuáles han sido los comportamientos en los que, como individuos y como grupo, hayamos podido equivocarnos.
Sólo a partir de este reconocimiento, y con los mejores valores de nuestra sociedad por delante, podremos comenzar a superar esta crisis.

Será necesario para ello un planteamiento global, un enfoque de conjunto cuyas líneas maestras y medidas concretas corresponde diseñar, desarrollar y aplicar a los responsables políticos y a los agentes económicos y sociales.

En este ámbito a mí me corresponde, como Jefe del Estado, animar a esas instancias a trabajar sumando voluntades, no restándolas; acercando posiciones, no distanciándolas; buscando avenencias, no rechazándolas. Animarles a trabajar con diálogo y altura de miras, con rigor y convicción.

Sé, sabemos todos, que el camino de la recuperación no será corto ni tampoco fácil, que exigirá sacrificios.

Por eso resulta tan importante que la sociedad en su conjunto asuma la trascendencia del momento y sepa responder a los desafíos de una situación tan difícil como la que vivimos con el necesario realismo, pero también con mucha generosidad, con mucha solidaridad hacia quienes por sus circunstancias económicas o familiares son más vulnerables.

Vivimos una crisis de naturaleza global que ha puesto de manifiesto la dificultad de que cada país pueda afrontarla aisladamente. Las soluciones exigen establecer de forma coordinada medidas efectivas.

En ese empeño se encuentra la Unión Europea y en él Europa encontrará a España en la vanguardia, como actor destacado que desea seguir jugando un papel relevante. La vocación europeísta de España se hunde en las raíces de la historia de nuestro continente, y nuestro compromiso es tan fuerte e intenso con su futuro como lo es hoy con su presente.

Una vocación europeísta que gana valor y peso con la solidez de los lazos que nos unen con las naciones iberoamericanas y con nuestros vecinos de la orilla sur del Mediterráneo.

La crisis es internacional pero también tiene perfiles nacionales propios. El más doloroso de todos es, desde luego, la elevada tasa de desempleo que sufrimos, moralmente inasumible para un país vertebrado, moderno y solidario como el nuestro.

Es cierto que, en una coyuntura como la que vivimos, los temas que requieren una solución prioritaria se agolpan ante nuestra puerta, pero si tuviéramos que destacar la máxima prioridad creo que ninguno dudaríamos en señalar la lucha contra el desempleo como objetivo último y cierto.

Ciudadanos, instituciones y administraciones públicas debemos volcar nuestros mejores esfuerzos y energías en apoyo de los desempleados y de sus familias.

Con una cifra de parados inaceptable, y que lo es todavía más entre los jóvenes que buscan su primer empleo, quiero rendir un hondo homenaje de agradecimiento y admiración a las familias, cuya generosidad y entrega está siendo clave para que nuestro país mantenga los actuales niveles de estabilidad social. Todas las medidas que se adopten deben tener como objetivo final la recuperación del empleo, pues esta es la principal palanca que puede dar a cada individuo un horizonte de dignidad y estabilidad, y al conjunto de la sociedad una expectativa de prosperidad.

Estabilidad y prosperidad, en el marco de nuestra Constitución, es lo que esta gran nación española ha sabido construir en paz y libertad a lo largo de las últimas décadas, junto con un Estado de Bienestar necesario para mantener la indispensable cohesión social que la justicia distributiva reclama.

Estos son también nuestros desafíos de hoy. Las herramientas para enfrentarlos con éxito son los valores que han hecho siempre grandes a los pueblos: educación, trabajo, esfuerzo, iniciativa, compromiso, solidaridad, entre otros.

Son los que necesitamos potenciar, tanto colectiva como individualmente, más que nunca en la coyuntura actual.

Junto a la crisis económica, me preocupa también enormemente la desconfianza que parece estar extendiéndose en algunos sectores de la opinión pública respecto a la credibilidad y prestigio de algunas de nuestras instituciones. Necesitamos rigor, seriedad y ejemplaridad en todos los sentidos. Todos, sobre todo las personas con responsabilidades públicas, tenemos el deber de observar un comportamiento adecuado, un comportamiento ejemplar.

Cuando se producen conductas irregulares que no se ajustan a la legalidad o a la ética, es natural que la sociedad reaccione. Afortunadamente vivimos en un Estado de Derecho, y cualquier actuación censurable deberá ser juzgada y sancionada con arreglo a la ley. La justicia es igual para todos.

No debemos, sin embargo, generalizar los comportamientos individuales, so pena de cometer una gran injusticia con la inmensa mayoría de servidores públicos, y también de empresarios o trabajadores del sector privado, que desarrollan su labor de forma ejemplar y honesta.

De lo contrario, se podría causar un grave daño a instituciones y organizaciones que son necesarias para la vertebración de nuestra sociedad.

La unidad de las fuerzas democráticas y la firmeza de los españoles en la defensa de nuestro Estado de Derecho frente al terrorismo, han demostrado que los proyectos totalitarios no tienen cabida en la España democrática.

Frente a la intolerable pretensión de los terroristas de tratar de conseguir objetivos políticos mediante el uso de la violencia, la amenaza, la intimidación o la extorsión, la sociedad vasca y el conjunto de la sociedad española han defendido su libertad y sus instituciones desde la legalidad, con el sacrificio y la eficacia de las Fuerzas de Seguridad, la permanente y decidida acción de la justicia y la generosa cooperación internacional.

Ahora es ya tiempo de que los terroristas entreguen sus armas asesinas y desaparezcan para siempre de nuestras vidas.

Esta noche es un momento especial para dedicar un recuerdo emocionado a quienes más han sufrido esta tremenda injusticia, las víctimas del terrorismo.

Nuestra sociedad tiene contraída una permanente deuda de gratitud con el sacrificio y el dolor de todas las personas que perdieron la vida, quedaron mutiladas, fueron extorsionadas o se vieron obligadas a abandonar su tierra. Al evocar su memoria, queremos poner de manifiesto su dignidad y compartir su sufrimiento y el de sus familias, que siempre contarán con nuestro apoyo, solidaridad y afecto.

Este es nuestro firme compromiso, para recordar que su sacrificio no ha sido en vano. Es el compromiso de una sociedad libre que no se deja amedrentar, que exige justicia y reparación para quienes fueron víctimas de la violencia por no querer someterse a la dictadura del terror.

Hace cinco semanas los españoles, como dueños de su destino y en el ejercicio de sus derechos soberanos, han elegido a sus representantes a nivel nacional en unas elecciones generales que han dado como resultado la alternancia política.

En este nuevo escenario que se abre, la Corona, en tanto que símbolo de la unidad y permanencia del Estado, seguirá haciendo todos los esfuerzos necesarios en favor de una convivencia integradora.

Los actuales son tiempos de gran exigencia. Nos esperan muchas dificultades pero también nos respaldan sólidos valores que nos hacen sentirnos orgullosos de ser españoles, y un pasado reciente de superación que nos sirve de estímulo.

Como os dije la Navidad pasada, “no hemos llegado hasta aquí para dejarnos vencer por las dificultades, para renunciar a nuestras ambiciones de construir un país cada vez mejor”.
Hemos demostrado con creces que, cuando estamos unidos y seguros de lo que queremos, sabemos dar respuesta a los retos más complejos. Los que tenemos ante nosotros lo son, pero no tengo duda de que los españoles sabremos estar a la altura de los tiempos y para ello siempre contaréis con el mayor y mejor hacer de la Corona.

Son muchos los mensajes que quisiera hacer llegar a todos y a cada uno de los sectores y colectividades que integran nuestra sociedad. Sabed que todos estáis en mi corazón y en mi pensamiento.

En esta noche, quiero dar las gracias especialmente a tantos españoles que en los últimos meses se han interesado por mi salud, felizmente recuperada.

En este tiempo, he podido apreciar, aún más si cabe, el rigor y el acierto con que mi hijo, el Príncipe de Asturias, me acompaña como Heredero de la Corona en el servicio a los españoles y a España, a su democracia, a su Estado de Derecho, a sus libertades, a su unidad y su diversidad, y a la defensa de sus intereses en todo el mundo.

Os reitero mis mejores deseos en esta Navidad y para el año que pronto comienza.
Estemos unidos. España lo merece y lo necesita. Buenas noches.



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sábado, 25 de diciembre de 2010

Mensaje de Navidad de Su Majestad la Reina de Gan Bretaña Doña Isabel II


Over four hundred years ago, King James the Sixth of Scotland inherited the throne of England at a time when the Christian Church was deeply divided. Here at Hampton Court in 1604, he convened a conference of churchmen of all shades of opinion to discuss the future of Christianity in this country. The King agreed to commission a new translation of the Bible that was acceptable to all parties. This was to become the King James or Authorized Bible, which next year will be exactly four centuries old.

Acknowledged as a masterpiece of English prose and the most vivid translation of the scriptures, the glorious language of this Bible has survived the turbulence of history and given many of us the most widely-recognised and beautiful descriptions of the birth of Jesus Christ which we celebrate today.

The King James Bible was a major cooperative endeavour that required the efforts of dozens of the day’s leading scholars. The whole enterprise was guided by an interest in reaching agreement for the wider benefit of the Christian Church, and to bring harmony to the Kingdoms of England and Scotland.

Four hundred years later, it is as important as ever to build communities and create harmony, and one of the most powerful ways of doing this is through sport and games. During this past year of abundant sporting events, I have seen for myself just how important sport is in bringing people together from all backgrounds, from all walks of life and from all age-groups.

In the parks of towns and cities, and on village greens up and down the country, countless thousands of people every week give up their time to participate in sport and exercise of all sorts, or simply encourage others to do so. These kinds of activity are common throughout the world and play a part in providing a different perspective on life.

Apart from developing physical fitness, sport and games can also teach vital social skills. None can be enjoyed without abiding by the rules, and no team can hope to succeed without cooperation between the players. This sort of positive team spirit can benefit communities, companies and enterprises of all kinds.

As the success of recent Paralympics bears witness, a love of sport also has the power to help rehabilitate. One only has to think of the injured men and women of the Armed Forces to see how an interest in games and sport can speed recovery and renew a sense of purpose, enjoyment and comradeship.

Right around the world, people gather to compete under standard rules and, in most cases, in a spirit of friendly rivalry. Competitors know that, to succeed, they must respect their opponents; very often, they like each other too.

Sportsmen and women often speak of the enormous pride they have in representing their country, a sense of belonging to a wider family. We see this vividly at the Commonwealth Games, for example, which is known to many as the Friendly Games and where I am sure you have noticed that it is always the competitors from the smallest countries who receive the loudest cheers.

People are capable of belonging to many communities, including a religious faith. King James may not have anticipated quite how important sport and games were to become in promoting harmony and common interests. But from the scriptures in the Bible which bears his name, we know that nothing is more satisfying than the feeling of belonging to a group who are dedicated to helping each other:

‘Therefore all things whatsoever ye would that men should to do to you, do ye even so to them’.

I wish you, and all those whom you love and care for, a very happy Christmas.

Mensaje de Navidad de Su Majestad el Rey de los Belgas Don Alberto II

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Mes chers compatriotes,

En ce temps de Noël et de Nouvel An, je voudrais d’abord partager avec vous un motif de satisfaction. De l’opinion unanime de nos partenaires européens, la Présidence belge de l’Union européenne, pendant le second semestre de cette année, a été particulièrement réussie. Dans nombre de domaines très différents des progrès importants ont été réalisés. Je pense entre autres à la stratégie économique européenne, aux mesures pour éviter le retour des crises financières, au budget européen, aux réalisations en matière commerciale et diplomatique, aux relations entre l’Europe et l’Asie. De nombreux chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que des dirigeants d’institutions européennes, m’ont fait part spontanément de leur admiration à ce sujet. Cela illustre bien les talents de notre pays lorsqu’il s’agit de rapprocher des points de vue en trouvant des compromis. Notre diversité nous aide dans ces domaines.

Et pourtant, cet art du compromis, il me semble qu’au sein de notre propre pays, nous l’avons quelque peu oublié ces dernières années.  D’où ma préoccupation et ma ferme volonté de lancer un appel à tous nos responsables et à tous les citoyens.

Notre pays a l’occasion de se transformer en profondeur pour mieux répondre aux attentes de nombreux Belges, et pour affronter les défis à venir. Désormais, après plus de 6 mois de négociation tous les éléments se trouvent sur la table pour réaliser une réforme profonde de l’Etat. Il y aurait un important transfert de compétences aux Régions et Communautés, une autonomie et une responsabilisation beaucoup plus poussées des entités fédérées, y compris sur le plan fiscal, un refinancement de Bruxelles et le maintien d’une réelle solidarité au sein de notre pays. En même temps, il sera nécessaire  d’assurer le financement dans la durée de l’Etat fédéral pour exercer les compétences et les obligations qu’il continuera à assumer vis-à-vis de tous les Belges, mais aussi sur le plan européen et dans le monde. Il faudra également inclure une solution pour BHV et définir des règles en matière d’éthique politique.

Il s’agit donc de trouver des compromis équilibrés qui tiennent compte des aspirations légitimes des uns et des autres. Dans un tel accord il ne doit pas y avoir de perdants. Nous devons trouver des solutions ou chacun est gagnant.

Dans la recherche de cet accord raisonnable il est évident que chaque partie devra faire des concessions. Chacun aura  donc l’obligation de prendre ses responsabilités. Le moment est venu où le vrai courage consiste à chercher fermement le compromis qui rassemble, et non à exacerber les oppositions.

Si un tel accord se réalise, un nouveau gouvernement fédéral pourrait être constitué. Avec les entités fédérées, il sera à même de prendre des mesures nécessaires pour sauvegarder le bien- être de la  population, et pour rétablir la confiance au sein du pays. C’est cela que tous nos concitoyens attendent.

Lorsque nous réussirons, car je suis convaincu que nous le pouvons, nous redeviendrons à nouveau un exemple d’entente, et un facteur d’unité dans un monde qui en a grandement besoin. Nous pourrons présenter l’image juste d’un pays qui parvient dans la paix, à se transformer profondément. Nos partenaires européens, et tous les autres pays, constateront que la Belgique demeure un Etat responsable auquel ils peuvent faire confiance.

Cet appel que je vous lance solennellement à tous,  je l’adresse évidemment en premier lieu aux responsables politiques, mais aussi aux responsables économiques, sociaux, culturels et des médias.  Tous, par nos actions, par notre comportement, nous devons avoir le courage d’être des artisans de paix.

C’est le souhait chaleureux, que la Reine et moi et toute notre famille vous adressons de tout cœur, en ces fêtes de Noël et de Nouvel An.

Wir alle müssen bei unseren Aktionen und unserem Vorgehen den Mut aufbringen Friedensstifter zu sein.

Das wünschen Ihnen zu diesen Weihnachts- und Neujahrsfeiern die Königin, ich selbst und unsere ganze Familie von Herzen.


Mensaje de Navidad de Su Majestad el Rey de España


¡Buenas noches! Quiero que mis primeras palabras sean para transmitir de corazón a todos los españoles mis mejores deseos de paz, prosperidad y felicidad en estas Fiestas Navideñas y para el Año Nuevo 2011.

Llegamos al final de un año difícil y complejo, marcado por una crisis económica, en España y en otros países, más larga e intensa de lo esperado. En nuestro caso ha puesto de manifiesto desequilibrios y deficiencias estructurales que hemos de resolver juntos con eficacia y prontitud.

Lo más doloroso es que ha golpeado a tantos hombres y mujeres que han sufrido -en su propia carne o en sus familias- la pérdida de empleos. Los parados concentran nuestras preocupaciones; son una prioridad insoslayable. La sociedad española no puede dejar que, especialmente, tantos jóvenes carezcan por más tiempo de un trabajo.

Pienso asimismo en quienes han tenido que cerrar comercios, talleres o negocios. En todas las personas que han asumido grandes sacrificios y esfuerzos a lo largo de este año: trabajadores asalariados, autónomos, profesionales, empresarios, pensionistas o funcionarios. Todos ellos merecen nuestro más amplio respaldo. Sus múltiples desvelos diarios y los de millones de familias, cuentan con nuestra mayor gratitud pues contribuyen al bien de todos.

La crisis ha requerido la adopción de importantes decisiones por parte de nuestros poderes e instituciones públicas a todos los niveles. A escala europea ha exigido concertar nuevas iniciativas. Pese a ciertos signos alentadores, todavía no se ha logrado una plena estabilización y recuperación internacional.

Es preciso seguir adelante con empeño, ganar la batalla al paro con decisión, constancia y firmeza; mejorar en productividad y competitividad, en educación e innovación; y volver a situar a nuestra economía con visión de futuro en el pelotón de cabeza, manteniendo nuestra protección y cohesión social.

Sin un crecimiento adecuado no crearemos empleo. Y para crecer como necesitamos, debemos proseguir y abordar juntos las reformas necesarias, cumpliendo además nuestros compromisos en materia presupuestaria y de déficit. Se trata de modernizar nuestro modelo productivo y de generar mayor confianza para reactivar nuestra economía, proyectando al mundo nuevos ejemplos de vitalidad y de impulso como sociedad.

Pudimos salir con éxito de anteriores crisis económicas. Disponemos de las condiciones y de los instrumentos necesarios para lograrlo de nuevo.

Somos una gran Nación, orgullosa de su pluralidad y diversidad, integrada en la Unión Europea con la que estamos comprometidos y por la que siempre hemos apostado. Un país de personas laboriosas y creativas, con una juventud espléndida, un inmenso y variado patrimonio cultural, modernas infraestructuras y muchas empresas punteras a escala internacional. La misma España que ha sido capaz de progresar y de superar con éxito muchas pruebas.

No hemos llegado hasta aquí para dejarnos vencer por las dificultades, para renunciar a nuestras ambiciones de construir un país cada vez mejor.

Debemos desterrar el desánimo, levantar la cabeza, aunar esfuerzos y continuar la faena, conscientes de lo que somos, de lo que ya tenemos y de lo que podemos avanzar.

Los nuevos tiempos requieren grandes compromisos por parte de todos. Si queremos ganar el futuro, debemos mirar más allá, estimular ilusiones y fortalecer capacidades, sabiendo que juntos llegaremos siempre más lejos.

Por todo ello, para salir de la crisis y asegurar nuevos horizontes de prosperidad y de bienestar, necesitamos unidad, responsabilidad y solidaridad. Estos son los mejores aliados para vencer dificultades y alimentar nuestras esperanzas. Los mismos que han guiado a otros países.

Creo que la actual situación ha puesto de relieve lo evidente: de cómo le vaya a España depende cómo le vaya a cada uno de los españoles. Por eso, no caben actitudes individuales ni colectivas de indiferencia o de egoísmo, que a la postre nos dañan a todos.

Nada que valga la pena se consigue sin renuncias y sin entrega. Es preciso fomentar el ejercicio de grandes valores y virtudes como la voluntad de superación, el rigor, el sacrificio y la honradez. Valores y virtudes cuya ausencia no es ajena al origen de la crisis, y que son consustanciales a toda sociedad justa y equitativa.

En definitiva, debemos unir nuestras fuerzas para alcanzar nuevos logros colectivos, con confianza en nosotros mismos y en nuestro país, contando con la acción de nuestras instituciones en el marco de convivencia y estabilidad que asegura nuestra Constitución.

Todos, empezando por nuestros partidos políticos y agentes económicos y sociales, somos importantes para conjugar voluntades en esta dirección, con generosidad, sentido de Estado y pensando en el interés general.

Quiero reiterar esta noche que el terrorismo solo suscita condena y repudio en cuantos defendemos la libertad y la democracia. No nos debe faltar determinación para acabar con esta lacra. Honremos y arropemos con todo nuestro cariño y solidaridad a las víctimas de la violencia terrorista y a sus familias.

Por otro lado, continuemos prestando la máxima atención a los excluidos y marginados, trabajando por la igualdad de oportunidades y en apoyo de los discapacitados. Redoblemos asimismo esfuerzos para combatir las drogas y terminar con la inaceptable violencia de género. Y por supuesto, cuidemos más nuestro entorno natural.

Nos jugamos mucho a diario en el mundo complejo y competitivo en que vivimos. Por eso tenemos que defender el papel y los intereses de España en el plano internacional y mantener nuestros compromisos con la paz y el desarrollo de muchas naciones necesitadas. En este marco dirijo mi gratitud y afecto, a los miembros de nuestras Fuerzas Armadas y Cuerpos de Seguridad desplazados en otros países, que han sufrido la pérdida de compañeros que permanecen en nuestro recuerdo.

Pero el año 2010 nos deja también alegrías, realizaciones y esperanzas, incluidos numerosos triunfos inolvidables en la historia de nuestro deporte. ¡Estoy convencido de que 2011 nos aportará nuevos éxitos y avances en muchos campos!

He contado siempre, y muy especialmente este año, con el afecto de los españoles y con el activo apoyo del Príncipe de Asturias. Al expresar mi agradecimiento quiero, una vez más, asegurar que sigo y seguiré cumpliendo siempre con ilusión mis funciones constitucionales al servicio de España. Es sin duda mi deber, pero es también mi pasión.

Quiero terminar reiterando mi plena confianza en España y en nuestros ciudadanos. Confianza en nuestra capacidad y fortaleza para dejar a nuestros hijos y nietos un país cada vez mejor, con mayor prosperidad en cada pueblo, ciudad y Comunidad Autónoma. En suma, plena confianza en que seguiremos progresando.

¡Muy feliz Navidad y Año Nuevo 2011, en nombre propio y de mi Familia, a todos los españoles y a cuantos extranjeros viven con nosotros!

Buenas noches. 
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domingo, 27 de diciembre de 2009

Mensaje de Navidad de Su Majestad el Rey de los Belgas

Discours de S.M. le Roi
à l'occasion des fêtes de Noël et de Nouvel An


Bruxelles, 24 décembre 2009


Mesdames et Messieurs,


En cette période de fin d'année, mes pensées vont à nouveau vers les nombreuses personnes qui ont perdu leur emploi, et vers leurs familles. Je comprends leur désarroi. Le Gouvernement fédéral, les Gouvernements régionaux, et les partenaires sociaux s'efforcent de limiter l'impact de la crise économique sur l'emploi. Je les en remercie et les encourage à poursuivre leur action avec détermination.


Malgré cette situation préoccupante, il se présente aussi des événements positifs pour notre pays. Ainsi, je tiens à saluer la magnifique désignation de Monsieur Herman Van Rompuy comme tout premier Président permanent du Conseil européen. C'est un grand honneur pour lui comme pour notre pays, et une garantie de progrès pour l'Europe. J'y reviendrai plus tard.


Avant cela j'aimerais rappeler qu'en octobre dernier nos concitoyens et beaucoup de personnes dans le monde ont vécu une grande joie : l'hommage universel rendu à Joseph De Veuster, mieux connu sous le nom de Père Damien. Chez nous son rayonnement dépasse les clivages philosophiques et communautaires comme en témoigne sa popularité aussi bien au Nord qu'au Sud. C'est rare, mais Joseph De Veuster peut assurément être appelé un « Prophète dans son pays. »


Cette appréciation unanime prouve que des valeurs, telles que la solidarité et le respect de la dignité humaine, auxquelles le Père Damien donna une forme aussi unique, sont toujours tenues en haute estime par les Belges. S'engager comme il l'a fait sur le chemin de la solidarité radicale jusqu'à l'extrême, suscite pour Damien une affection universelle, aujourd'hui encore. Comme le disait le Président Obama dans un message aux Belges, et je cite : « Je tiens à exprimer ma profonde admiration pour la vie du Père Damien De Veuster...Je tiens à transmettre mes meilleurs vœux au Royaume de Belgique et aux Belges qui peuvent être fiers de compter le Père Damien parmi leurs héros. » Fin de citation.


Mais Damien n'est pas seulement une personnalité héroïque, son exemple doit nous inspirer aujourd'hui à plus de solidarité, en particulier avec les plus vulnérables de notre société.


Il y a aussi un second sujet que je voudrais aborder avec vous. Il s'agit de l'important progrès qui vient d'être réalisé en matière de construction européenne. En effet, le Traité de Lisbonne a récemment été ratifié par l'ensemble des 27 pays membres de l'Union européenne. Cela marque l'aboutissement d'un long processus difficile, entamé il y a plus de 8 ans avec la déclaration de Laeken de 2001.


Cette ratification du Traité de Lisbonne est importante car elle annonce le début d'une nouvelle étape dans la construction européenne. En effet, elle va améliorer considérablement la prise de décision dans l'Union. Dans de nombreux domaines, les Etats membres ont renoncé à leur droit de veto. Cela permettra de prendre des décisions à la majorité qualifiée sur une multitude de sujets. Par ailleurs, l'Europe a désigné son premier Président, notre compatriote Herman Van Rompuy, et elle a choisi son Haut Représentant pour les affaires étrangères, Lady Ashton. Enfin, le rôle du Parlement européen a été accru et une nouvelle Commission sera mise en place.


Cette progression importante doit permettre à l'Europe d'être plus efficace encore sur le plan intérieur, et de mieux jouer son rôle dans les grands dossiers internationaux tels que le climat, les négociations économiques et financières internationales, la coopération au développement et la paix dans le monde. Elle illustre aussi la force et la dynamique du projet européen, qui écarte les obstacles avec patience et détermination. Je voudrais féliciter à cette occasion tous nos responsables politiques qui ont contribué successivement et de façon exemplaire à ce progrès.


Celui-ci doit aussi servir d'exemple à notre propre pays. Ici également la diversité et les divergences de vue entre groupes de population, rendent la cohésion parfois plus difficile. Mais nous devons, pour le bien-être de nos concitoyens, surmonter les obstacles avec créativité, confiance et détermination.


C'est à cette condition que nous pourrons continuer à jouer le rôle constructif qui est le nôtre en Europe. En effet, nous manquerions de crédibilité pour suggérer le dépassement des divergences entre les Etats membres si nous ne parvenons pas à le faire au sein de notre propre pays. J'ai confiance que le gouvernement sous la direction de Monsieur Yves Leterme, et tous les responsables politiques, y parviendront.


C'est avec ce souci de cohésion et d'entente, qui est partagé par la très grande majorité de notre population, que la Reine et moi et toute notre famille vous souhaitons un Joyeux Noël et une heureuse année nouvelle.


Mit diesem Verlangen nach Zusammenhang und gutem Einvernehmen, das durch den weitaus grössten Teil der Bevölkerung geteilt wird, wünschen Ihnen die Königin und ich, sowie unsere ganze Familie, ein frohes Weihnachtsfest und ein glückliches Neues Jahr.


*** FLAMENCO ***


Toespraak van Z.M. de Koning

ter gelegenheid van Kerstmis en Nieuwjaar


Brussel, 24 december 2009


Dames en Heren,


Bij dit jaareinde denk ik opnieuw aan de talrijke personen die hun baan hebben verloren, en aan hun families. Ik kan hun ontreddering best begrijpen. De Federale regering, de regeringen van de Gewesten, en de sociale partners stellen alles in het werk om de impact van de economische crisis op de werkgelegenheid te beperken. Ik dank ze daarvoor en wil ze aanmoedigen hun actie vastberaden verder te zetten.


Niettegenstaande deze zorgwekkende toestand zijn er ook lichtpunten voor ons land. Zo sta ik erop de prachtige aanstelling van de heer Herman Van Rompuy tot allereerste permanente Voorzitter van de Europese Raad te huldigen. Die benoeming is bijzonder eervol voor hemzelf en voor ons land, en zij waarborgt vooruitgang voor Europa. Ik kom daar later op terug.


Nu wens ik eraan te herinneren dat in oktober jongstleden onze landgenoten, en talrijke personen overal ter wereld, met grote blijdschap het universele huldebetoon aan Jozef De Veuster, beter bekend als pater Damiaan, hebben toegejuicht. Bij ons overstijgt zijn uitstraling de filosofische en communautaire tegenstellingen, zoals zijn populariteit zowel in het Noorden als in het Zuiden daarvan getuigt. Het is zeldzaam, maar Jozef De Veuster mag wel degelijk een "Profeet in eigen land" worden genoemd.


Die eensgezinde waardering is het bewijs dat waarden als solidariteit en respect voor de menselijke waardigheid, waaraan Damiaan een unieke vorm heeft gegeven, nog hoog in het vaandel staan bij de Belgen. Op die wijze de weg van de radicale solidariteit ingaan tot het uiterste toe, bezorgde Damiaan universele genegenheid. Ook vandaag nog. President Obama verklaarde in een boodschap aan de Belgen, en ik citeer: " Ik wil mijn diepste bewondering uitdrukken voor het leven van pater Damiaan De Veuster... Ik wil ook mijn beste wensen overmaken aan het Koninkrijk België en aan de Belgen, die trots mogen zijn pater Damiaan tot een van hun helden te mogen rekenen." Einde citaat.


Maar Damiaan is niet alleen een heroïsche figuur. Zijn voorbeeld moet ons vandaag inspireren tot grotere solidariteit, in het bijzonder met de meest kwetsbaren in onze samenleving.


Er is ook een tweede onderwerp dat ik samen met u wou aansnijden. Het betreft de belangrijke vooruitgang die recent werd verwezenlijkt op het vlak van de Europese eenwording. Immers, het Verdrag van Lissabon werd kort geleden, door alle 27 lidstaten van de Europese Unie geratificeerd. Dit is het eindpunt van een lange en moeilijke procedure die acht jaar geleden in gang werd gezet met de Verklaring van Laken van 2001.


Die goedkeuring van het Verdrag van Lissabon is belangrijk want zij betekent de aanvang van een nieuwe etappe in de Europese eenmaking. Immers, de besluitvorming in de Unie wordt fel verbeterd want de lidstaten hebben op talrijke gebieden aan hun vetorecht verzaakt. Hierdoor kunnen vele kwesties met een gekwalificeerde meerderheid worden beslecht. Ook heeft Europa zijn eerste President, onze landgenoot Herman Van Rompuy, en zijn Hoge Vertegenwoordiger voor buitenlandse zaken, Lady Ashton, aangeduid. En ten slotte werd de rol van het Europees Parlement uitgebreid en zal een nieuwe Commissie worden aangesteld.


Die belangrijke voortgang zal Europa de mogelijkheid bieden nog efficiënter op te treden op binnenlands vlak en zijn rol beter te vervullen in grote internationale dossiers als het klimaat, de economische en financiële internationale onderhandelingen, de ontwikkelingssamenwerking en de vrede in de wereld. Die voortgang weerspiegelt ook de kracht en het dynamisme van het Europese project dat hindernissen met geduld en vastberadenheid opzijzet. Bij deze gelegenheid wil ik al onze politieke verantwoordelijken, die opeenvolgend en voorbeeldig aan die vooruitgang hebben meegewerkt, oprecht gelukwensen.


Die vooruitgang kan ook ons land ten voorbeeld worden gesteld. Ook bij ons kunnen verscheidenheid en uiteenlopende standpunten tussen bevolkingsgroepen de cohesie soms zwaar op de proef stellen. Maar we dienen, tot welzijn van onze medeburgers, creatief, vertrouwend en vastberaden de hinderpalen te overstijgen.


Dit is de voorwaarde om verder onze constructieve rol in Europa waar te maken. Immers, het zou ons aan geloofwaardigheid ontbreken mochten we de lidstaten aansporen hun tegengestelde standpunten te overstijgen als we daar in ons eigen land niet in slagen. Ik vertrouw erop dat de regering onder leiding van de Heer Yves Leterme, en alle politieke verantwoordelijken, daarin succesvol zullen zijn.


Met die betrachting naar samenhang en verstandhouding, die een overgrote meerderheid van onze bevolking deelt, zeggen de Koningin en ikzelf en onze ganse familie u : Vrolijk Kerstfeest en Gelukkig Nieuwjaar!


sábado, 26 de diciembre de 2009

Mensaje de Navidad de Su Majestad la Reina de los Países Bajos



In de schaduw van de tijden schijnt het licht van Kerstmis. Het kerstverhaal speelt in sombere dagen van onderdrukking en zorg. Het is het verhaal van het Christuskind. Op zoek naar onderdak klopten Jozef en Maria aan bij een herberg waar voor hen geen plaats bleek te zijn. Maar hun werd toch een veilige plek in een stal gegund. Daar is Jezus geboren. Met zijn komst straalt in onze wereld het licht van de liefde die ons verbindt met God en met onze medemensen.

Wezenlijk is de aloude opdracht: hebt uw naaste lief als uzelf. Vandaag is het minder duidelijk wat dat betekent. Weten we nog wie onze naaste is? Het is een ieder die op onze weg komt: de medemens in ons leven. Maar zien wij die ook? Laten wij wie wellicht onze steun en hulp nodig hebben aan hun lot over of staan wij open voor toenadering en contact en bieden we een helpende hand? Hoe goed professionele zorg ook is, we blijven aangewezen op een samenleving waarin mensen oog hebben voor elkaar. Bij tegenslag en verdriet is nu eenmaal niet alles alleen te verwachten van overheid en maatschappelijke instellingen. Gelukkig zijn er dan ook velen die zich inzetten wanneer dat nodig is.

In deze tijd van mondialisering zijn snelheden vergroot en afstanden verkleind. Technische vooruitgang en individualisering hebben de mens onafhankelijker en afstandelijker gemaakt. We zijn meer en meer op onszelf aangewezen. Toch blijft een plek waar wij ons thuis voelen, vertrouwen kunnen hebben in de mensen om ons heen en mogen uitgaan van solidariteit enorm belangrijk. Misschien is wel de grootste uitdaging hoe individu en gemeenschap weer met elkaar te verbinden en vertrouwen te herstellen. Ook de crisis van vandaag leert ons dat.

Wanneer de zorgen groot zijn, wordt de behoefte aan een gezamenlijk perspectief sterker gevoeld. Godsdiensten en levensovertuigingen wijzen op verantwoordelijkheid voor de naaste. Vroeger was er vrijwel overal burenhulp en vormde nabuurschap de basis van de samenleving. Men kende elkaar. Maar de moderne mens lijkt weinig aandacht te hebben voor de naaste. Nu is men vooral met zichzelf bezig. We zijn geneigd van de ander weg te kijken en onze ogen en oren te sluiten voor de omgeving. Tegenwoordig zijn zelfs buren soms vreemden. Je spreekt elkaar zonder gesprek, je kijkt naar elkaar zonder de ander te zien. Mensen communiceren via snelle korte boodschapjes. Onze samenleving wordt steeds individualistischer. Persoonlijke vrijheid is los komen te staan van verbondenheid met de gemeenschap. Maar zonder enig 'wij-gevoel' wordt ons bestaan leeg. Met virtuele ontmoetingen is die leegte niet te vullen; integendeel, afstanden worden juist vergroot. Het ideaal van het bevrijde individu heeft zijn eindpunt bereikt. We moeten trachten een weg terug te vinden naar wat samenbindt.

Steeds minder roept de medemens bij ons solidariteit en compassie op. Om te kunnen mee-leven is tastbare nabijheid nodig. Echt contact ontstaat in daden en woorden. Taal is onmisbaar bij het opbouwen van vertrouwen. Maar wie het gesprek niet aangaat, sluit zichzelf uit. Zo kan een middel om mensen tot elkaar te brengen ook een barrière zijn voor wie niet begrijpt en niet begrepen wordt. Dan komt er geen saamhorigheid en blijven naasten buitenstaanders.

Via woord en beeld komt veel verdriet van anderen tot ons, maar dat is vaak ver weg en roept eerder gevoelens van onmacht op. Teveel informatie stompt mensen ook af. Zo zijn we misschien wel doof en blind geworden voor de naaste. Meeleven wordt weggedrukt. Gemeenschapsgevoel gaat verloren.

De moderne technische mogelijkheden lijken mensen wel dichter bij elkaar te brengen maar ze blijven op 'veilige' afstand, schuilgaand achter hun schermen. Wij kunnen nu spreken zonder te voorschijn te komen, zonder zelf gezien te worden, anoniem. Domweg, grofweg emoties uiten is makkelijk geworden. Op spreken zonder respect wordt niemand meer afgerekend. Niet het vreemd zijn maakt de ander agressief maar agressiviteit maakt de ander tot vreemde.

De naaste lijkt dus vervreemd en ver weg, maar bij rampspoed zien we plotseling hoe medegevoel wordt opgeroepen waardoor mensen zichzelf wegcijferen, aarzeling overwinnen, eigen angst of afkeer opzij zetten en alles over hebben voor een medemens in nood. In de moeilijkste omstandigheden kan barmhartigheid zich uiten in daadwerkelijke naastenliefde. Dan komt het mooie in mensen naar boven: de bereidheid onbaatzuchtig hulp te bieden, er te zijn voor onbekenden, hen te steunen in wanhoop en pijn. Mededogen verbindt ons met de naaste in nood. Een vastgehouden hand, een stem die moed inspreekt en ogen gericht op contact kunnen de boodschap van naastenliefde indringend overbrengen. In vrijwillige inzet voor anderen kent ons land een grote traditie.

Onze wereld heeft mensen nodig met passie en betrokkenheid, die een plaats geven aan wie zijn buitengesloten, die klaar staan voor hun medemensen en die blijven geloven in het goede.

Kerstmis brengt ons in een sfeer van warmte en nabijheid. In de stal bij een volle herberg wordt de bescheiden plek gevonden waar Jezus' leven begint. In het donker van die nacht schijnt het licht van vrede op aarde en liefde voor de naaste.

Ik wens U allen een gezegend Kerstfeest toe.